Un jour férié travaillé pour les personnes âgées ? Et pourquoi pas un jour férié chômé supplémentaire consacré à rapprocher les générations ?
J’avoue ne pas bien comprendre par quel mécanisme subtil le fait de travailler un jour de plus viendrait en aide aux personnes âgées. Sans compter qu’en supprimant un jour férié, on aura de moins en moins l’occasion de rendre visite à un parent isolé. En attendant, on pourrait instaurer un jour férié supplémentaire, au cours duquel des manifestations festives seraient organisées (portes ouvertes dans les maisons de retraite, pique-nique inter-générationnel, petit cadeau apporté en main propre par tous ces travailleurs désoeuvrés...). Pour sa part, le patronat serait trop heureux d’offrir une journée du travail de ses salariés (Ernest-Antoine Seillière regrettait sur France Inter que quand se pose un problème de société, on pense à solliciter l’Etat et non les entreprises).
Dans le même temps, les Français, dont la générosité a été unanimement révélée par les sondages, renonceraient aux baisses d’impôt promises, afin d’augmenter le budget alloué aux personnes âgées. Toutes ces dépenses supplémentaires stimuleraient l’économie, et ravirait du même coup le patronat, qui ferait d’une pierre deux coups : bonne action et bonnes affaires.