| La représentation des femmes en politique |
| Mandat | Date | Part de femmes en % |
| Députées | 2002 | 12,3 |
| Sénatrices | 2001 | 11 % |
| Maires | 2001 | 10,9 |
| Conseillères générales | 2004 | 10,9 |
| Conseillères régionales | 2004 | 47,6 |
| Conseillères municipales | 2001 | 31,6 |
Depuis le 8 juillet 1999, la constitution de la Ve République indique que la loi « favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives » et son article 4 que les partis et groupements politiques « contribuent à la mise en œuvre » de ce principe « dans les conditions déterminées par la loi ». La loi du 6 juin 2000 contraint les partis politiques à compter moitié de candidates pour les élections qui ont lieu au scrutin de liste (municipales, régionales, européennes et sénatoriales dans les départements qui élisent plus de quatre sénateurs). Ainsi, aux législatives, les partis qui n’ont pas au moins 48 % de femmes candidates sont pénalisés financièrement.
On est pourtant encore loin de l’égalité, comme l’ont encore démontré les dernières élections régionales et cantonales. Si l’on compte 47,6 % de femmes dans les conseils régionaux (contre 27,5 % en 1998), une seule est à la tête d’une région, contre trois auparavant. La parité ne s’appliquant pas aux élections cantonales, seuls 10,9 % des conseillers généraux sont des femmes qui dirigent seulement trois départements sur cent. Dans le même sens, seuls 10 % des maires sont des femmes, et celles-ci ne dirigent que 44 villes de plus de 15 000 habitants (soit 0,3 %) et 4 des 37 communes de plus de 100 000 âmes (11 %...). Lors des législatives enfin, la plupart des partis ont préféré payer que de jouer le jeu : le parti socialiste avait un peu plus d’un tiers de femmes candidates et l’Union pour la majorité présidentielle un cinquième. Encore une bonne partie des candidates étaient présentées dans des circonscriptions difficiles : avec 40 % de candidates, les femmes sont finalement 12,5 % des députés (contre 9,7 % cinq ans plus tôt).