Parents pauvres, enfants pauvres ? De fait, la pauvreté des seconds résulte de celle des premiers : 33% des enfants pauvres vivent dans un couple où aucun parent ne dispose d’un emploi contre 3 % des autres enfants. Au total, la moitié des enfants pauvres vit dans un ménage où aucun des parents n’occupe un emploi, car 17 % habitent avec une personne seule sans emploi (très majoritairement leur mère qui est au chômage), contre 3,6 % pour les autres enfants. L’enquête de l’Insee révèle aussi qu’un peu plus de 12 % des enfants pauvres vivent avec deux parents qui travaillent. L’emploi ne permet plus désormais d’échapper à la pauvreté et les plus jeunes en paient aussi les conséquences.
Répartition des enfants selon l’activité des parents, en pourcentage
| | Enfants pauvres | Autres enfants | | Couple où les deux parents travaillent | 12,2 | 50,7 | | Couple où un parent travaille | 31,9 | 34,2 | | Personne seule en emploi | 5,8 | 8,1 | | Couple sans emploi | 33 | 3,4 | | Personne seule sans emploi | 17,1 | 3,6 | | Ensemble | 100,0 | 100,0 | | Source : Insee |
Champ : enfants de moins de 18 ans vivant dans un ménage ordinaire dont la personne de référence n’est pas étudiante
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En 1975, les salariés de 50 ans gagnaient en moyenne 15 % de plus que les salariés de 30 ans, les classes d’âge adultes vivant alors sur un pied d’égalité. Aujourd’hui, l’écart est de 40 %. En 1977, les salariés de 30 à 34 ans gagnaient 1,5 % de moins que la moyenne des salariés... 10 % de moins en 2000.
Chômage aidant, les fruits de la croissance économique, ralentie depuis 1975, ont été réservés aux plus de 45 ans. La lecture générationnelle permet de comprendre que les jeunes valorisés d’hier sont devenus les seniors favorisés d’aujourd’hui, par l’ancienneté. Les jeunes d’aujourd’hui subissent bien davantage que les autres tranches d’âge la pression du manque d’emploi.
Note : 100 = salaire moyen de l’année.
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