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Taux de chômage selon l’âge, en %
15-29 ans17,7
30-49 ans8,3
50 ans et plus7,7
Source : Insee, enquête emploi du 4e trimestre 2003

Le chômage frappe d’abord les plus jeunes : près de 18 % des actifs* de 15 à 29 ans sont au chômage. En raison de leur inexpérience, mais aussi de leur arrivée dans une période plus difficile ou chacun s’accroche à son emploi. Même avec des salaires inférieurs, l’entrée dans le monde du travail reste un parcours d’obstacle, souvent fait de stages nombreux et de périodes de précarité (intérim, CDD, etc.). La situation vécue par les générations récentes est beaucoup plus difficile qu’auparavant, et les moyennes globales masquent ce phénomène massivement inégalitaire.

* Il ne s’agit pas de l’ensemble des 18-29 ans, dont une partie est scolarisée notamment.


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Quel emploi après le chômage ?
Salaire mensuel de l’emploi retrouvé (temps plein)Hommes de 30 à 49 ans, en %Hommes de 50 à 64 ans, en % Femmes de 30 à 49 ans, en % Femmes de 50 à 64 ans, en %
Moins de 762 euros571524
De 762 à 1143 euros44385953
De 1143 à 1524 euros30291816
Plus de 1524 euros212687
Nature du contrat
CDI40453736
CDD31243526
Intérim171683
Emploi aidé571021
Autre (vacation, emploi saisonnier)78 1014
Source : Ministère de l’emploi. Enquête sur les sorties du chômage de juin 2001 à mars 2003

Les inégalités entre hommes et femmes sur le marché du travail s’accentuent après 50 ans. En effet, les femmes acceptent, pour retrouver un emploi, des salaires moindres que les hommes du même âge, et même que les plus jeunes : près d’un quart d’entre elles gagnent moins de 762 euros par mois à temps plein, contre 7% des hommes du même âge et 15 % des femmes de 30 à 49 ans ! De plus, les chômeuses de plus de 50 ans trouvent plus souvent que les autres des emplois précaires : seulement 36 % d’entre elles sont embauchées en CDI, contre 45 % des hommes. Par contre, une chômeuse de plus de 50 ans sur 5 retrouve un travail en contrat aidé. Enfin, 54 % d’entre elles acceptent un temps partiel (alors que 85 % des hommes chômeurs du même âge sont embauchés à temps complet).

Les chômeuses âgées acceptent ces conditions d’emploi car elles n’ont pas le choix : elles doivent se maintenir en activité à tout prix, et plus longtemps que les hommes, afin de compenser une carrière souvent plus courte ou à temps partiel, et surtout moins bien rémunérée : cette génération de femmes a été peu scolarisée et donc moins qualifiée que les suivantes.

A terme, ces femmes devront se contenter d’une très maigre retraite et d’une fin de vie entre 500 et 600 euros par mois - à moins de se reposer sur d’autres revenus - loin du niveau de vie des retraités de luxe que nous vantent la publicité et les couvertures des magazines pour "seniors".